À quoi devez-vous penser avant votre rendez-vous ?

La pertinence de la prise en charge en ostéopathie dépend notamment de la précision des informations que votre ostéopathe aura en sa possession au sujet de vos antécédents médicaux et paramédicaux.

Il est donc important de vous munir, lors de votre consultation, des éléments suivants : 

1  Tous les examens complémentaires : Les examens biologiques, imageries médicales, compte-rendus opératoires, etc.

Les examens complémentaires faits depuis la dernière séance

Vos semelles orthopédiques, gouttières dentaires, lunette à prisme  (si vous en possédez)

Le carnet de santé, pour les nourrissons uniquement

Prévoir une tenue confortable, la consultation se déroule en sous-vêtement

Comment se déroule une séance ?

Une séance d’ostéopathie dure entre 45 min et 1 h. Pour un même motif de consultation, il est parfois nécessaire de réaliser plusieurs séances.    

En effet, il est difficile de répondre avec certitude à cette problématique car cela dépend de nombreux facteurs : l’âge du patient, ses antécédents, la chronicité de la douleur, l’état général du patient. Mais, généralement, votre ostéopathe sera en mesure d’estimer et de justifier le nombre de consultations nécessaires en fin de séance.

Mais généralement : 

– Pour les troubles aigus (< 3 mois) : amélioration notable en 1 à 3 séances espacées de 15 jours à 3 semaines 

– Pour les troubles chroniques (> 6 mois) : amélioration notable en 2 à 4 séances espacées de 15 jours à 3 semaines, puis un suivi sera à envisager pour éviter les récidives

Une séance d’ostéopathie se déroule en quatre temps, l’anamnèse, la phase de test, le traitement ostéopathique et les conseils de fin de séance.

illustration deroulement seance

Les moments clefs d’une séance d’ostéopathie

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L'anamnèse

Il s’agit d’un temps d’échange et de compilation d’informations permettant de déterminer les axes de prise en charge. Durant cette phase vous exposerez votre motif de consultation, vos attentes, vos antécédents médicaux. Vous serez également questionné sur votre état général. La précision de vos propos aidera considérablement votre ostéopathe dans son expertise.

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La phases de tests

Au cours de cette phase, l’ostéopathe évalue les différents axes de prise en charge et met en évidence les tissus présentant une restriction de mobilité susceptible d’entraîner des douleurs, une altération de l’état général et le maintien de l’état pathologique. Votre ostéopathe sera à même de vous expliquer en termes simples ses observations et les enjeux du traitement à venir. 

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Le traitement ostéopathique

C’est la phase durant laquelle votre ostéopathe s’attachera à lever les restrictions de mobilité nécessaires à la restauration d’un bon équilibre mécanique au sein de votre organisme. Pour ce faire, il utilisera des techniques manuelles choisies en fonction des tissus incriminés, de vos antécédents, de votre morphologie, de votre âge, de votre contexte émotionnel et de votre état de santé.

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Les conseils de fin de séance

Pour garantir la durée du traitement : (1) Bien vous hydrater afin de favoriser la circulation, et donc la régénération naturelle des tissus. (2) Vous ménager pendant quelques jours afin de permettre à votre organisme d’intégrer le traitement. (3) Marcher sans vous fatiguer afin de réharmoniser votre équilibre musculo-articulaire. (4) Suivre les conseils spécifiques dispensés pendant la séance

Quelle est la méthodologie de votre ostéopathe ?

Le patient connaît ces antécédents ainsi que ces maux. En les exposant avec précision à son ostéopathe, ce dernier pourra donner du sens et des réponses à sa problématique en s’appuyant sur ses connaissances en physiologie, pathologie, anatomie et en biomécanique humaine. La maîtrise d’un grand panel de techniques manuelles permet à l’ostéopathe de mettre tout en œuvre pour solutionner le problème du patient dans le respect de la physiologie du corps. Il est tout de même important de garder à l’esprit que le patient verra l’efficacité de sa prise en charge se perpétuer dans le temps, s’il prend conscience des enjeux du traitement et qu’il applique scrupuleusement les conseils donnés dans la séance. 

Une séance d’ostéopathie est avant tout un travail d’équipe  Il est donc très important que ce soit pour l’ostéopathe comme pour son patient de rester très explicite et communicatif pendant une consultation.

Les outils de l’ostéopathe

L’ostéopathie est une thérapie manuelle pour laquelle il existe tout un panel de techniques pour prendre en charge les restrictions de mobilité au sein du corps humain. Bien que la plupart des ostéopathes aient leurs techniques de prédilection, chacune de ces techniques sont complémentaires et permettent de travailler de façon sélective sur telle ou telle structure du corps.  Finalement le choix des techniques utilisées lors d’une séance d’ostéopathie dépend plus des tissus incriminés, de la problématique rencontrée, des antécédents du patient que des préférences de pratique du thérapeute. Il existe:

illustration outil de l'osteopathe

1  Les techniques structurelles ou ostéo-articulaire ayant pour vocation de restaurer la mobilité articulaire. Ce sont des manipulations rapides et indolores pouvant provoquer lors de leur exécution un bruit. Ce dernier correspond à l’évacuation de gaz intra-articulaire provoqué par la dissipation de la pression intra-articulaire (phénomène de cavitation)  

2  Les techniques tissulaires ou fasciales ayant pour vocation de travailler sur les tissus de soutiens de l’organisme (fascias, aponévroses, ligaments et tendons). Ces manipulations douces correspondent à des mouvements de faible amplitude en exerçant des appuis sur des régions et dans des directions stratégiques pour obtenir le relâchement du tissu incriminé. La participation du patient par la respiration peut être requise. 

 3  Les techniques myotensives ayant pour vocation de travailler sur l’équilibre et le tonus musculaire. Ce sont des manipulations qui nécessitent la participation active du patient. Il effectuera des contractions et relâchements musculaires rythmés et guidés par l’ostéopathe.    

4  Les techniques viscérales ayant majoritairement pour vocation d’améliorer le confort abdominal et thoracique ainsi que le transit. Par des techniques qui s’apparentent aux techniques tissulaires, ces manipulations permettent de restaurer les différents plans de glissement entre les différents organes et viscères thoraciques, abdominaux et pelviens.

5  Les techniques crâniennes ou cranio-sacrées ayant pour vocation de travailler majoritairement sur le crâne mais aussi sur l’axe vertébral. Votre ostéopathe viendra libérer des zones importantes du point de vue neurologique et vasculaire au niveau du crâne et de l’axe vertébral. Cela aura un effet bénéfique pour les personnes souffrant notamment de maux de tête, de trouble du sommeil, de pathologie occlusale, de vertige et de pathologie ORL.

Questions fréquentes

Certaines manipulations peuvent entraîner un craquement parfois perçu comme inquiétant : c’est la conséquence de la compression puis décompression rapide du gaz présent dans le liquide qui lubrifie les surfaces articulaires (et en aucun cas, un craquement osseux). Ce sont des techniques que l’on appelle en ostéopathie les techniques structurelles ou HVBA.

L’objectif de ces techniques (qui restent indolores) est de redonner une amplitude de mouvements corrects aux structures composant une articulation. Une séance d’ostéopathie ne fait pas mal. Il peut seulement arriver que certaines techniques puissent paraître un peu inconfortables lorsque l’ostéopathe travaille dans une zone initialement douloureuse ou sous contraintes. Lire l’article sur l’effet rebond

L’ostéopathie n’est pas une thérapie dangereuse. Les connaissances en physiologie, anatomie et pathologie de votre ostéopathe ainsi que sa formation encadrée par des ostéopathes expérimentés et des médecins reconnus lui permettent de cadrer sa pratique, de connaître ses limites et d’effectuer des gestes sûrs lors d’une consultation.

Mais il existe des contre-indications à certaines techniques, en fonction du patient (âge, antécédents…). Il est donc important de bien renseigner votre ostéopathe sur vos antécédents. De plus, l’ostéopathe choisit parmi les techniques dont il dispose, celles qui sont les plus adaptées au patient.

L’ostéopathe est un praticien de première intention, habilité à recevoir directement le patient sans prescription médicale préalable. Il fait son propre diagnostic ostéopathique et décide lui-même des stratégies thérapeutiques à mettre en œuvre pour le bien de son patient.

De plus, l’ostéopathe est formé à la sémiologie et il est capable d’effectuer des examens cliniques médicaux rudimentaires afin de réorienter son patient vers le médecin généraliste ou le spécialiste adéquat lorsque la problématique ne relève pas de son champ de compétence.

Quand vous allez voir votre ostéopathe de façon préventive, une à deux séances par an sont nécessaires. Pour qu’une séance soit la plus pertinente possible, vous pouvez tenter d’identifier les périodes de l’année où vous vous sentez plus fatigué et plus vulnérable. Et le plus judicieux serait de prendre rendez-vous juste avant ces périodes afin de les affronter plus sereinement. 

Par exemple pour les enfants, il peut être intéressant de prendre rendez-vous avant la rentrée scolaire, pour les sportifs avant la reprise de l’activité, pour les personnes actives avant les congés ou avant la reprise du travail, pour les allergiques saisonniers juste avant la période où le système immunitaire est très sollicité. 

Pour l’accompagnement des pathologies chroniques, en fonction de l’incidence il est parfois nécessaire de consulter votre ostéopathe plus régulièrement, surtout si cela limite la prise d’antalgique et d’anti-inflammatoire ou si le contrôle régulier de la posture aura une incidence positive sur la pathologie. Dans ces cas de figure, une concertation entre l’ostéopathe et son patient devra être mise en place.

Maintenant, s’il s’agit d’une consultation à visée curative, le nombre de consultations peut être variable et dépend du temps que l’ostéopathe mettra à rééquilibrer le corps afin que ce dernier soit apte à s’autoréguler de nouveau.

Le masseur-kinésithérapeute va avoir une approche plus ciblée sur la douleur du patient, localisé sur la zone en souffrance et va être spécialiste de la rééducation et donc d’un contexte pathologique. Il peut également prévenir des troubles de l’appareil locomoteur, respiratoire, cardio-vasculaire, digestif ou génito-urinaire. Il est apte à vous masser en plus d’autres techniques tournées vers la rééducation. Il ne travaille pas seulement avec ses mains et peut être amené à utiliser des appareils de rééducation, d’électrostimulation etc..

L’ostéopathe aborde le corps dans sa globalité, il cherche l’origine du trouble qui peut se situer parfois à distance de la douleur et s’intéresse aux restrictions de mobilités qu’elles soient articulaires, musculaires, viscérales, crâniennes ou encore fasciales. Il travaille en préventif ainsi qu’en pathologique uniquement si le contexte le permet. Il lève les restrictions retrouvées et donne un « coup de pouce » au corps afin de mettre en place les mécanismes d’auto-guérison et ainsi de se rééquilibrer (l’homéostasie). Il n’est pas masseur, même si on l’entend souvent et ne doit pas proposer les exercices de rééducation qui appartiennent à la kinésithérapie.

L’ostéopathe dans un premier temps pourra corriger les restrictions de mobilité de votre système musculo-squelettique et restaurer les plans de glissement viscéraux, puis le kiné vous proposera, par la suite, certains exercices spécifiques pour gainer votre dos, votre sangle abdominale et ainsi prévenir la réapparition des troubles.

Ces professions ne sont pas ennemies, bien au contraire, la résolution de vos problèmes peut être plus rapide et plus efficace lorsque ces professions collaborent et sont ouvertes à la pluridisciplinarité (en incluant bien-sûr les médecins).

Lorsque la douleur est très importante, n’hésitez pas à consulter en premier votre médecin qui envisagera ou non un examen complémentaire, une ré-orientation vers une des 2 professions voire les deux.

Votre ostéopathe établit son diagnostic par l’intermédiaire de l’interrogatoire et grâce à son examen palpatoire. Mais, des informations supplémentaires et pertinentes lui sont apportées par un examen visuel. Il peut ainsi tirer des informations de la qualité et de la couleur de votre peau, de vos cicatrices et d’éventuelles déformations posturales. 

Pour une meilleure prise en charge, il est donc recommandé de se déshabiller même si cela peut vous paraître quelque peu gênant. Sachez que votre ostéopathe ne porte aucun jugement, son but est de vous soigner.

Les séances d’ostéopathie ne sont pas prises en charge par votre sécurité sociale. Il n’est donc pas nécessaire de présenter votre carte vitale en début ou en fin de séance. Nous ne pouvons pas non plus accepter la CMU.

En revanche, actuellement de nombreuses mutuelles remboursent les séances d’ostéopathies partiellement ou en intégralité.

Les mutuelles qui remboursent l’ostéopathie : https://www.osteopathie.org/mutuelles.html

La liste donnée par ce site est non exhaustive, si vous avez un doute n’hésitez pas à contacter votre mutuelle santé.